Une piscine ? Avantages et inconvénients : DOMICILIUM plonge pour vous !

« Nous recherchons une maison avec piscine ou avec un terrain piscinable »… tel est souvent la quête des acquéreurs qui viennent vers nous lorsque ces derniers aspirent à vivre hors copropriété, dans une maison située dans les quartiers du péri-centre de Toulouse ou, a fortiori, dans les agglomérations voisines, en première ou deuxième couronne.

Toutes nos recherches pour ce type de bien immobilier ne sont pas, bien sûr, focalisées sur cette prestation existante ou en mesure d’être créée.

Des personnes nous mandatent régulièrement depuis près de 20 ans sans se soucier si leur future maison bénéficiera d’une piscine, parfois même n’en voulant pas (nous y reviendrons en évoquant certains inconvénients associés à leur existence).

Mais il n’en reste pas moins vrai que la piscine - à tort ou à raison - à défaut d’être un besoin essentiel s’avère une envie très prégnante dans notre sud-ouest marqué de plus en plus par de fortes chaleurs, un désir - où l’imaginaire, forgé par des visions « carte postale », joue à plein - partagé par de nombreux propriétaires.

Aussi, l’été approchant, plongeons dans cet univers, où le bleu (le plus souvent) rend possiblement le quotidien plus rose !

Piscine région de Toulouse - Chasseur immobilier DOMICILIUM

L’origine et le succès des piscines

L’eau étant synonyme de vie, vitale à l’être humain, en bénéficier est intrinsèquement, physiologiquement, nécessaire.

En avoir à porter de main s’avère une chance (l’eau courante dans les foyers a révolutionné le quotidien des habitants des pays riches), en jouir pour le plaisir, en bénéficier pour se détendre et/ou se divertir, s’apparente à un luxe.

La piscine ne pouvait, au fil du temps, que séduire et cela ne peut que perdurer dans nos sociétés contemporaines qui ne cessent d’associer le plaisir et la santé, la joie et le bien-être corporel.

Cela se vérifie d’autant plus que si elle représente un espace convivial pour réunir la famille ou des amis, elle est l’expression aussi d’une forme de réussite sociale, elle exprime une certaine richesse, qui certes n’est que matérielle… mais visible, tangible.

Historiquement les riches romains - piscine du latin piscina, renvoyant à « vivier » et à « piscis » : poisson - recourent à la construction de réservoirs d’eau, des bassins d’eau vive, autour de leur propriété afin d’y élever diverses espèces de poisson en vue de les consommer ou de les commercialiser.

Dans l’antiquité grecque et romaine, la « piscine » est aussi progressivement associée à l’hygiène corporelle et, parfois, s’inscrit également dans un rituel religieux où il est question de purifier le corps.

Et quand bien même les grecs utilisaient des bassins pour la natation (natatio), cette terminologie n’apparait fondamentalement dans son sens actuel que dans la première partie du XIXe siècle ; la piscine redevient alors un lieu dédié à la nage, au sport… et au jeu, à la détente.

La piscine est alors publique, assez souvent située en intérieur, avec de l’eau chauffée.

L’époque contemporaine va changer la donne, notamment avec les trente glorieuses, et en particulier les années 60 où la piscine entre dans la modernité.

Piscine région toulousaine - Chasseur Immobilier Toulouse

Les progrès techniques favorisant la distribution de l’eau à grande échelle dans les lieux privées et son traitement de plus en plus qualitatif, l’ère de la piscine privée apparait…. Et il ne cesse de se développer depuis bénéficiant désormais de coût de constructions et d’entretien moins onéreux.

La démocratisation de la piscine

Produit de luxe au départ, réservé à une classe sociale aisée, participant du décorum de demeure d’un standing certain, la piscine agrémente toujours plus les maisons individuelles, y compris dans des lotissements, où résident aussi des propriétaires appartenant aux classes dites moyennes.

La France (pays où le nombre de piscine par habitant est un des plus importants en Europe et dans le monde) compte ainsi désormais environ 3,5 millions de piscines privées selon les derniers chiffres de la FPP : Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa.

En fait, la démocratisation de la piscine - qui débute aux États-Unis au début des années 60 - symbolise tout autant dans notre société une évolution stricto économique qu’elle est le marqueur d’un changement de paradigme social global : la primeur de l’individualité sur le collectif, de l’individualisme sur le groupe.

L’architecte qui en était le concepteur sur-mesure pour de « rares » propriétaires suffisamment fortunés laisse place aux pisciniers ou piscinistes.

Figure d’un nouveau marché en quasi constante expansion, le piscinier ou pisciniste est exclusivement consacré à la construction et/ou l’installation de piscines ; ce nouveau métier répondant à une demande de « masse » de plus en plus standardisée, à un engouement accrue rendu possible - au-delà d’un ciblage publicitaire toujours mieux adaptée, d’un phénomène de mode savamment entretenu autour d’un « besoin » dans l’air du temps - par des coûts de constructions bien moindres.

Piscine et son plongeoir - chasseur immobilier toulouse

Les différents types de piscines

Les grands procédés de construction d’un bassin enterré laissent le choix entre la piscine en béton - qui se décline en piscine maçonnée, en béton coulé ou en béton projeté -, la piscine en panneaux modulaires, la piscine coque polyester et la piscine avec structure en acier.

Mais au final, tout en prenant en compte la piscine hors-sol gonflable ou démontable (la plus accessible financièrement) et la piscine d’intérieur (souvent dans des demeures de prestige), en passant de la piscine aux formes originales (ronde, ovale, etc.), au design personnalisé, constituée de matériaux nobles, pourvue d’équipements Hi-Tech, nécessitant parfois un important travail de fondation et en toute hypothèse le plus fréquemment très couteuse, au couloir de nage épuré (approche du bassin pour une natation sportive) ou à la piscine traditionnelle rectangulaire familiale, désormais souvent préfabriquée avec une simple coque à remplir, quand ce n’est pas une piscine livrée en kit polystyrène pour une pose encore plus rapide et moins onéreuse, et quel que soit in fine le modèle retenu, sa dimension (souvent 8 mètres x 4 mètres, mais ce standard n’est pas toujours choisi : 7 m x 3,5 m et 10 m x 6 m se rencontrent aussi de façon assez habituelle) et sa profondeur (identique sur une base classique de 1,50 m ou avec une pente douce oscillant le plus souvent entre 1,20 m et 1,80 m), le traitement de l’eau envisagée (au chlore, au brome ou au sel) et que la piscine choisie soit dotée de plus au moins d’options (chauffée ou pas, proposant une nage à contre-courant ou basique, intégrant une échelle ou un escalier, offrant un plongeoir, des jets, cascades, fontaines et lames d’eau ou non, bénéficiant d’un abris ou en étant dépourvue, disposant d’éclairages, plus ou moins sophistiqués, ou dépouillée de cet embellissement nocturne, décorée de stickers ou sobre, etc.), il y en a pour tous les goûts et (presque) toutes les bourses !

Piscine intérieure - chasseur immobilier Toulouse

De fait, si la piscine est encore un signe extérieur de richesse… celui-ci est à la portée d’un bien plus grand nombre de personnes - tout au moins de celles ayant la chance, les moyens, de pouvoir acquérir une maison dotée d’un jardin, ce qui n’est pas toutefois, loin s’en faut, le cas de l’ensemble des français -, pour le bonheur des petits comme des grands !

S’agissant de ces derniers, l’intérêt ne se conjugue pas du reste seulement en termes de loisir.

Les avantages d’une piscine privée pour le propriétaire d’une maison

Le plaisir…

Ce pourrait être un sujet en soi : le divertissement et la détente, la relaxation et le confort, le partage et la convivialité, le bien-être et la santé, l’exercice physique et le jeu, l’apéro et le barbecue associés, sont autant d’atouts et d’intérêts que procure une piscine.

Ces avantages aquatiques, souvent complémentaires et connexes, sont bien connus, relèvent parfois de l’évidence. De sorte qu’insister dessus, y consacrer quelques développements, serait presque ennuyeux… en un mot l’inverse d’une piscine, l’exact contraire d’un bassin bleu !

Piscine dans une parc - région toulousaine - chasseur immobilier Domicilium

… l’esthétisme

Une piscine, c’est aussi un horizon, un champ visuel qui participe de l’esthétisme général d’un extérieur, lequel constitue un élément déterminant lorsqu’on acquière une maison ou que l’on s’efforce d’améliorer son cadre de vie quotidien général.

En ce sens, un jardin arboré et fleuri, soigné avec attention, est mis en valeur.

S’il est agrémenté d’une piscine parfaitement équipée, harmonieusement disposée et proportionnée, bien orientée et sans vis-à-vis, aux abords ingénieusement pensés faisant lien avec une belle terrasse, il n’en sera que plus attrayant.

De sorte que l’ensemble immobilier pris dans sa globalité sera valorisé.

… et l’intérêt patrimonial

Dans la majorité des cas, une maison avec piscine, tout au moins si celle-ci est entretenue, répond aux exigences réglementaires minimales (voir infra) et que celle-là se trouve dans une région où - ensoleillement et chaleur obligent - un bassin prend tout son sens, cette demeure sera confortée dans sa valeur patrimoniale.

-    Une piscine enterrée, source de plus-value immobilière.

A cet égard, si la maison doit un jour être cédée, la présence d’une telle piscine - et enterrée - sera un plus, constituera un attrait supplémentaire pour beaucoup d’acquéreurs.

Dans une majorité de cas, l’investissement de départ pourra être récupéré en cas de mise en vente de la propriété (une piscine ayant, par exemple, couté 40 000 Euros peut permettre, assez fréquemment, de vendre la maison environ 40 000 Euros de plus que sa valeur sans ladite piscine). En revanche, faire une réelle plus-value n’est pas systématique.

Néanmoins, de façon générale - à TOULOUSE et dans ses environs, où la chaleur estivale est toujours au rendez-vous, quand ce n’est pas parfois des épisodes de canicules - une piscine constituera un plus.

Au-delà des chiffres généraux (il est souvent considéré qu’une piscine majore la valeur d’un bien d’environ 5% à 15%) à prendre en considération avec recul - car c’est forcément au cas par cas, dans un micro-marché et à un instant T, qu’une maison s’évalue -, au-delà d’une arithmétique pure, une piscine permet en effet, globalement, de se démarquer des demeures qui n’en sont pas pourvues.

Sous réserve de ce qui précède (plaisir associé et esthétisme potentiel majoré) et de ce qui suit (construction dans les règles de l’art, respectant les normes exigées, et bénéficiant d’un entretien constant), la présence d’un bassin suscitant un intérêt plus grand, il participe donc d’une plus-value du bien, a minima permet de viser un spectre d’acquéreur un peu plus large, plus nombreux ainsi à entrer possiblement en concurrence.

La démocratisation de la piscine sus-évoquée, sa popularité croissante en France, fait que la plupart des propriétaires seront ainsi « gagnants » lors de la vente de leur bien auquel ils ont associé un bassin.

Les acquéreurs ayant déniché - de plus en plus souvent grâce à un chasseur immobilier expérimenté - la maison avec piscine désirée, seront aussi potentiellement gagnants… car s’ils achètent plus cher ce/leur bien - outre le bénéfice plaisir et esthétique qu’ils vont en tirer durant plusieurs années -, ils pourront escompter le revendre également à un prix supérieur le moment venu (effet de vases communicants… enfin, de piscines communicantes !).

Reste que l’idéal n’existe pas ; le bien immobilier parfait - avec ou sans piscine - est une (douce) utopie.

Du rêve à la réalité il n’y a parfois qu’un pas… qu’un plongeon !

Les contraintes et inconvénients d’une piscine privée pour le propriétaire d’une maison

Au-delà du budget significatif à consacrer pour sa construction (très schématiquement de 20 000 Euros à 50 000 Euros selon les modèles et choix opérés), source dans une majorité de cas d’endettement, et aux équipements indissociables à faire bâtir (local technique) ou à acquérir et parfois à renouveler - liner, robot ou balai-aspirateur, épuisette, filtre et paniers des skimmers, produits pour obtenir un bon Ph, etc. -, ou à envisager annuellement pour une utilisation sereine (contrat d’entretien pour l’hivernage et une remise en service), une piscine impose de se soumettre à des contraintes préalables et à supporter dans le temps quelques inconvénients, tout au moins les prévoir, les anticiper, afin de les subir le moins possible.

Piscine copropriété Toulouse - Chasseur immo DOMICILIUM

Des contraintes…

-    L’existence d’une piscine est soumise à une réglementation stricte.

Quand bien même le financement d’une piscine ne serait pas en soi une problématique pour celui qui souhaite en créer une, son implantation doit respecter des règles d’urbanismes et être déclarée, ne serait que pour des raisons fiscales.

En effet, la présence d’une piscine a une incidence sur le montant des impôts locaux que sont la taxe foncière, la taxe d’habitation pour les résidences secondaires et la taxe sur les logements vacants car cette imposition est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale des biens immobiliers concernés.

Sont ainsi imposables, les bassins ayant nécessité des travaux de creusement ou de renforcement, ou encore entourés d’une terrasse ; tout comme ceux - la majorité donc - reliés au réseau d’alimentation en eau permettant leur alimentation et leur vidange et bénéficiant/nécessitant de l’électricité pour être chauffés et nettoyés.

Dans cette optique fiscale, ces constructions doivent être déclarées auprès du Centre des impôts fonciers compétent (celui où se trouve le bien) et l’heureux propriétaire de la piscine doit s’acquitter d’une taxe d’aménagement au plus tard 90 jours après l’achèvement des travaux.

Celle-ci est basée sur un tarif national forfaitaire (250 Euros le m2 en 2023, 258 Euros le m2 en 2024) qui varie toutefois d’une ville à l’autre en raison d’un taux communal et départemental qui s’y greffe. 

Aussi, afin de faciliter son calcul, les pouvoirs publics proposent un simulateur que vous pouvez exploiter via le lien suivant : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/calcul-taxe-damenagement

Le « luxe » ayant un prix… l’absence de déclaration précité d’une piscine à l’administration fiscale ou une construction in fine non conforme (« oubli » de la demande de permis à la mairie, non-respect du Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou à défaut du Règlement National d’Urbanisme (RNU) ou du Plan d’Occupation des Sols (POS) de la commune, construction plus grande que prévue et/ou non correctement implantée sur la parcelle, trop proche de celle du voisin, etc.) sera assortie d’une sanction pécuniaire, voire d’une peine d’emprisonnement en cas de récidive, et par ailleurs d’une potentielle obligation de destruction de la piscine, assortie d’un rebouchage du sol, bien sûr au frais du propriétaire fautif.

En l’espèce, c’est l’article L480-4 du code de l’urbanisme qui prévoit cet arsenal de mesures coercitives : « Le fait d'exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d’aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni d'une amende comprise entre 1 200 Euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d'une surface de plancher, une somme égale à 6 000 Euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable au sens de l’article L. 430-2, soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 Euros. En cas de récidive, outre la peine d'amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé.

Les peines prévues à l’alinéa précédent peuvent être prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou autres personnes responsables de l'exécution desdits travaux.

Ces peines sont également applicables :
1. En cas d’inexécution, dans les délais prescrits, de tous travaux d’aménagement ou de démolition imposés par les autorisations visées au premier alinéa ;
2. En cas d'inobservation, par les bénéficiaires d’autorisations accordées pour une durée limitée ou à titre précaire, des délais impartis pour le rétablissement des lieux dans leur état antérieur ou la réaffectation du sol à son ancien usage ;
3. En cas d’inexécution, dans les délais prescrits par la mise en demeure prévue à l’article L. 121-22-5, des travaux de démolition et de remise en état rendus nécessaires par le recul du trait de côte.

En cas de méconnaissance des obligations imposées par l'article L. 451-3, le tribunal ordonne en outre, en cas de perte ou de destruction de la plaque commémorative au cours des travaux, à la charge du maître d'ouvrage, la gravure et l'installation d'une nouvelle plaque apposée dans les conditions du deuxième alinéa dudit article.

Toute association ou fondation reconnue d’utilité publique telle que définie à l'article 2-4 du code de procédure pénale peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction à l'article L. 451-3 et portant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs qu'elle a pour objet de défendre.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux infractions relatives à l’affichage des permis ou des déclarations préalables.
»

Et pour ceux qui penseraient pouvoir nager en eau profonde… il convient de savoir que les technologies modernes (vues aériennes par satellites ou drones et intelligence artificielle) permettent désormais de détecter aisément les bassins à usage privé et, ce faisant, de rendre particulièrement effectifs les contrôles du fisc.

Piscine éclairage nocturne - Chasseur Immobilier

-    Nager, s’amuser dans l’eau et se détendre autour de la piscine oui… mais dans le respect d’autrui.

Quand bien même, la piscine créée respecte les règles d’urbanismes précitées et les normes de sécurité obligatoires (voir infra), l’usage qui en est fait peut troubler, voire perturber, la tranquillité du voisinage.

Ainsi, en cas de bruit intempestif, qu’il soit diurne ou nocturne, les voisins dérangés sont en droit d’appeler la police ou la gendarmerie afin de faire constater les nuisances et les stopper.

A cette fin une amende forfaitaire de 68 Euros est prévue si elle est acquittée immédiatement ou bien dans les 45 jours suivant le constat d’infraction. Passé ce délai, il en coutera 180 Euros de la baignade (trop) bruyante…

En termes de nuisance sonore, le propriétaire d’une piscine doit aussi doter celle-ci d’équipements électriques qui n’importunent pas par leur durée, leur répétition ou leur intensité, les voisins, a fortiori mettent en danger sa santé (article R1336-5 du Code de la santé publique : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité »).

À défaut, les voisins concernés peuvent engager une procédure pour troubles de voisinage ; par exemple en cas de pompes à chaleur ou à filtration mal réglées ou défectueuses et, de facto, engendrant un taux de décibels inapproprié, voire dangereux.

Le propriétaire de la piscine sanctionné peut être alors condamné à l’exécution de travaux d’insonorisation et au versement de dommages et intérêts visant à réparer le préjudice subi.

… et des inconvénients

Une fois réalisé, le cadre enchanteur offert par la piscine, le plaisir incontestable procuré par ce bassin privé, est contrebalancé, plus exactement nuancé par une exigence corrélative : un entretien soigné, lequel implique du temps et de l’argent.

-    L’eau, une denrée de plus en plus rare.

Une piscine doit être entretenue avec soin (l’eau et le soleil sont des facteurs d’usure des matériaux qu’il faut prévoir de réparer ou de remplacer à plus ou moins moyen termes), être protégée hors saison d’utilisation, son eau traitée et renouvelée, ne serait-ce qu’avec l’évaporation naturelle liée à la chaleur.

Or la tarification de l’eau est de plus en plus élevée et le sera certainement davantage dans les années à venir tant elle devient une denrée rare. 

A telle enseigne que certains départements du sud de la France (les Pyrénées-Orientales l’été dernier) se voient même interdire son utilisation à des fins autres qu’alimentaire et d’hygiène.

De sorte qu’en période de sécheresse notamment, les restrictions qu’imposent parfois les pouvoirs publics aux propriétaires de piscines enterrées - et même hors-sol - se traduisent par une interdiction de les remplir et/ou de les vidanger sous peine de s’exposer à une sanction, en l’occurrence une amende de cinquième classe consistant en une contravention susceptible de s’élever à 1 500 Euros (article R.216-9 du code de l’environnement), voire le double en cas de récidive.

Et cette réglementation qui vise plus généralement à réprimer le fait de contrevenir aux mesures de limitation ou de suspension provisoire des usages de l’eau, n’est rien théorique puisque les agents de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) ainsi que ceux de la Direction Départementale des Territoires (DDT) sont habilités à effectuer des contrôles chez l’habitant et à les sanctionner.

Risque de sanction ou pas, le réchauffement climatique de la planète incite ce qui le peuvent - pour s’en prémunir, moins subir ses conséquences -, à détenir une piscine… alors qu’un comportement écologique responsable, à l’inverse, ne peut qu’inviter à s’en passer, à défaut à respecter scrupuleusement les obligations que l’Etat, les régions, les départements ou les communes sont obligés de prendre pour préserver la planète.

-    L’électricité et l’eau ne font pas bon ménage !

Outre les dépenses en eau annuelles qui se calculent/chiffrent en milliers de m3 (au moins la première année) et l’entretien régulier d’une piscine, le coût économique à prévoir est lié aussi au gonflement non négligeable de la facture d’électricité sur 4 à 5 mois de l’année.

Chauffer une piscine lors des premières semaines d’ouverture de la saison et à la fin de celle-ci, lorsque les nuits refroidissent rapidement la température de l’eau, génère une consommation importante d’énergie, tout comme la majorité des systèmes de filtration d’eau et d’éclairage… en général très beaux, mais électriquement chers.

Outre ces enjeux à la fois financiers et écologiques, une piscine n’est pas sans risque.

-    Se baigner et nager oui… mais en toute sécurité.

Les accidents, parfois mortels et dramatiques liés à des noyades (souvent des baignades d’enfants en bas âge ayant échappé à la surveillance de leurs parents), sont à l’origine de contraintes sécuritaires, d’obligations visant à prévenir, minimiser autant que possible les risques.

En effet, aux termes de l’article L134-10 du code de la construction et de l’habitation : « les piscines enterrées non closes privatives, neuves ou existantes, à usage individuel ou à usage collectif sont pourvues d’un dispositif de sécurité efficace visant à prévenir le risque de noyade ».

Or les installations de dispositifs de sécurité (barrière de protection, abri entièrement et convenablement fermé, volet roulant automatique et/ou alarme sonore) représentent un coût pécuniaire supplémentaire à supporter, tout comme une assurance adaptée, de facto d’un montant annuel plus élevé qu’en l’absence de piscine à couvrir/assurer.

Prendre toutes les précautions nécessaires en la matière s’avère d’autant plus recommandé que le propriétaire d’une piscine sera tenu responsable des accidents survenus quand bien même la personne accidentée ou noyée l’aurait utilisé sans son autorisation.

A cet égard, l’enjeu étant important, les propriétaires d’un bassin enterré s’exposent à diverses amendes pouvant atteindre 45 000 Euros s’ils ne sécurisent nullement leur piscine (article L183-13 du code de la construction et de l’habitation : « Le non-respect des dispositions de l'article L. 134-10 (voir ci-dessus) relatif à la sécurité des piscines est puni de 45 000 € d'amende »).

-    Un plaisir temporaire.

Mis bout à bout, une piscine est donc un « investissement » onéreux (au départ il est aisé de le comprendre et de le chiffrer, dans la durée il convient d’en avoir conscience) et cela pour une utilisation seulement saisonnière, en général de la mi-mai à la mi-septembre avec souvent une absence de la maison permettant d’en profiter pleinement durant quelques semaines en juillet ou en août en raison d’un départ en vacances.

Ces enjeux financiers doivent être d’autant plus appréhendés rationnellement, en essayant de se projeter dans la durée, que le plaisir indéniable procuré par une piscine correspond très souvent à une période de l’existence, à un mode de vie, celui où une famille en profite avec des enfants à la maison.

Une fois ces derniers ayant pris leur envol, il est fréquent que la piscine ne soit utilisée que beaucoup plus épisodiquement.

-    La piscine, une moins-value ?

Enfin, parmi les inconvénients, si le « rêve » d’une piscine est souvent partagé par les acquéreurs potentiels d’une maison individuelle, il ne s’agit pas là d’une règle absolue.

En raison des contraintes sus-évoquées, certains acheteurs préfèrent se concentrer sur des biens non-pourvu de cette prestation.

C’est ainsi, tous les goûts (et les budgets !) sont dans la nature.

Dès lors, à défaut d’être un obstacle rédhibitoire à une vente, une piscine privée peut aussi être un élément perturbateur, tirer le prix à la baisse, si elle ne valorise pas le bien immobilier auquel elle est associée.

Outre les inconvénients financiers précédemment mis en exergue, ce peut être le cas si le marché immobilier local ne s’y prête pas idéalement (pour cause de climat général non approprié ou d’un environnement immédiat trop passant/bruyant par exemple) et/ou, par exemple, si la piscine empiète trop sur la parcelle où se trouve la maison, dénature son espace extérieur, voire « simplement » n’a pas été suffisamment entretenue et sera/serait, conséquemment, source de frais supplémentaires pour un acheteur potentiel.

Pour autant, parler de moins-value, de dévalorisation intrinsèque du bien n’est pas adapté. 

En raison de l’existence d’une piscine, le spectre des acquéreurs n’est certes pas total… mais il ne l’est jamais !

Une piscine extérieure enterrée (a fortiori quand elle ne l’est pas) existante peut être démolie, son emplacement rebouché… tout comme elle peut être conçue (si le terrain et le PLU le permet) quand elle n’existe pas et que les acheteurs recherchent une maison en bénéficiant.

Tout est question de la valeur du bien, de sa juste estimation et négociation éventuelle en résultant au regard, dans les deux cas, des travaux à prévoir (démolition, rare, ou construction… bien plus fréquente).

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Si être propriétaire d’une habitation avec piscine est un bonheur… a minima rafraichissant et, malgré une certaine démocratisation, s’avère encore toujours un privilège c’est donc aussi parce qu’il implique de pouvoir être assumé dans la durée et que cette réalité ne concerne pas tous les, néanmoins, heureux propriétaires d’une maison individuelle.

Les faits étant têtus… et ne devant pas être, par voie de conséquence, minimisés, ne boudons pas toutefois notre plaisir… des yeux dans un premier temps avec quelques clichés ci-après pris lors de nos recherches immobilières ciblées et de certaines acquisitions en résultant par nos clients : achat de la fameuse « maison avec piscine » fixé dans leur cahier des charges.

Piscine Toulouse - terrasse bois Chasseur immobilier DOMICILIUM

Piscine région toulousaine - Chasseur Immobilier
 
Piscine Toulouse - Chasseur immobilier DOMICILIUM

Piscine Toulouse - Chasseur Immobilier

Et dans un second temps, le vôtre peut-être qui nous lisait, pour faire le point sur votre propre projet immobilier… celui, en cette période printanière qui débute, où la piscine fait rêver.

Que vous ayez envie de changement, d’un nouveau lieu de vie et pour se faire puissiez déménager (nous faisons le point sur ce sujet dans notre billet : « Déménager, c’est avant tout s’organiser. Nos astuces et conseils pratiques pour un déménagement serein ! »), ou bien le désir et l’opportunité de valoriser votre demeure en l’agrémentant d’un bassin, nous sommes à votre écoute pour vous accompagner dans le premier cas et/ou vous conseiller - comme toujours - et vous mettre en relation avec des professionnels qualifiés en matière de piscine dans le second.

Eric MASSAT - Direction de Domicilium

Billet précédent : Architecture : les mascarons toulousains rencontrés par votre chasseur immobilier.
Eric MASSAT, chasseur immobilier DOMICILIUM à toulouse

Eric MASSAT - Direction de Domicilium

Docteur en Droit, Expert du marché immobilier.

Fondateur et co-gérant de Domicilium. Depuis 2007 société pionnière et leader de la chasse immobilière en Haute-Garonne et Occitanie.

Ancien Avocat au barreau de Toulouse, ancien
Enseignant et Chercheur à UT1 (Université Toulouse Capitole) et à l’IEP de Toulouse.
Depuis 1993 au centre de la vie économique, sociale et culturelle toulousaine.

Publié le mardi 01 avril 2025